Les Indiens Prennent Le Micro

SALUT AMIS / HOLA AMIGOS

 

     Une grosse virée d'un an en Amérique du sud, c'est tentant non ? C'est aussi ce que je me suis dit.

   Après avoir visité le Mexique et une partie de l'Amérique centrale, il ne manque plus que l'Amérique du sud (seulement une partie) pour se permettre de penser de relativement bien connaître l'Amérique latine (L’expression « Amérique latine » a été utilisée pour la première fois par le poète colombien José Maria Torres Caicedo en 1856 et par le socialiste chilien

 

 Francisco Bilbao. Le concept d’une Amérique catholique et latine s’opposant à une Amérique anglo-saxonne et protestante a été repris par l’entourage de Napoléon III).

  Un an pour visiter six pays, c'est le choix de prendre son temps, d'essayé d'aller au-delà du superficiel, de ne pas envisager le voyage comme de la "consommation touristique".

 

 Je garde en mémoire certains voyageurs voulant tout voir, tout vivre, les yeux rivés sur leur guide de voyage, 15 jours dans un pays, 10 jours dans l'autre, ou cette anglaise incapable de me dire quelles villes ou villages elle avait vue !!

 

  L'autre volontée est de voyager avec un budget serré : dormir dans les "hôtels" les moins chers, manger dans les "restos" les plus économiques, utiliser les transports les moins coûteux, ...

   Le blog retrace ce voyage, avec deux petites incartades : une à Valparaiso au Chili, l'autre en Uruguay.

   Même si je fais part de mes impressions, de mes points de vue ..., j'ai tenté de laisser le plus de place possible aux sud-américains, leur manière de vivre, de penser, leurs coûtumes, leurs espoirs ou désillusions. J'ai placé quelques repères historiques, culturels, je me suis penché sur l'actualité des pays traversés ...  

 






 

 C'est l'envie de partager, de vous faire découvrir ce que l'on appelle le sous-continent.

   Du texte, des photos, et du son. Vous entendrez des ambiances de marché, de rue, de la musique ... et des micros reportages. Faire vivre le voyage par le son, je trouvais ça pas mal. Ce projet sonore a pris plus d'ampleur que je ne l'imaginais, et avant le départ, je me suis retrouvé avec un projet global de reportages à mener. Toutes les explications ci-dessous ... et en route pour l'autre Amérique.

 

 



Publié à 16:29, le 20/12/2009, Amérique du Sud
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L' AUTRE AMERIQUE

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Colombie- Equateur- Pérou- Bolivie- Paraguay- Argentine     Oct.08/Sept.09

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L'Amérique, pour un grand nombre de personnes, c'est New-York et San Francisco, le désert du  Nevada ou les bayous de Louisianne. L'Amérique c'est aussi La Paz et Mexico, la cordillère des Andes et l'Amazonie. C'est de cette Amérique dont il est question ici, de ces habitants, de ceux qui étaient là bien avant la conquête espagnol : les indiens.

Depuis une trentaine d'années, les peuples indigènes essayent de se faire entendre. Ils revendiquent leurs droits, tentent d'affirmer leurs cultures et leurs particularismes, leurs langues, croyances et histoires, ils luttent pour récupérer et cultiver leurs terres ancestrales.

                                                                                                                                                                                                       

 

 Il serait faux de penser que ce mouvement indianiste s'inscrit dans une vision romantique, en s'inventant un retour mythique au temps des origines. La plupart des ethnies indiennes ne souhaitent pas couper leurs communautés du reste du monde mais l' ouvrir vers un réalité contemporaine. C'est dans cet esprit que sont nés de nombeux projets, diverses, mais qui tendent tous vers le même objectif : affirmer l'identité propre à chaque ethnie; identité territoriale, linguis-

tique, cosmogonique et historique. L'exemple du commerce équitable est connu de tous. Il permet aux indiens de développer leurs plantations et vendre leurs produits. L'argent ainsi généré est utilisé, selon les cas, à construire ou réhabiliter des biens sociaux (écoles, dispensaires...), acheter du matériel de production, scolariser les enfants, ... En Amérique du sud aujourd'hui, une multitude de projets ont vus le jour, souvent initiés par les indiens eux-mêmes.

Mon voyage (départ octobre 2008) vous emmene à la rencontre de ces indiens, hommes et femmes, qui ont entrepris des projets : coopératives agricoles, srtuctures de voyages solidaires, mouvement pour le droit des femmes paysannes ... Ce blog vous trimballe sur les routes de six pays: les bons plans, les galères, les villes et les endroits les plus reculés. La parole est donnée aux indiens et ce blog en  sera l'écho. Un double écho puisque les témoignages seront enregistrés sur support audio, et feront l'objet d'une série de reportages diffusés sur plusieurs radios associatives françaises (octobre 2010). 

  Le texte ci-dessus a été écrit avant le voyage. Le blog ira au-delà de l'identité indienne. Le hasard de mes rencontres fera que les reportages traiteront aussi des organisations à charactère social ( le micro-crédit en Equateur ou l'organisation de quartier "Tupac Amaru" en Argentine). Le blog parle du voyage dans sa globalité. La plupart des endroits visités, touristiques ou non, feront quasiment tous l'objet d'une petite bafouille. De ce fait le titre du blog est un peu usurpé. Mais avant de prendre la route, un petit zoom sur les sujets de reportage qui seront traités.  

 



Publié à 17:58, le 18/12/2009,
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FEUILLE DE ROUTE & REPORTAGES

 

        COLOMBIE :      Oct. / Nov. 2008        L'ethnoéducation

 

 L'Organisation Nationale Indigène de Colombie, a créé le diplôme d'ethnoéducation. Les sessions, ouvertes aux leaders indigènes des différentes régions de Colombie, sont dirigées par l'Université Del Cauca (Popayan). Plus qu' une reconnaissance universitaire, c'est l'apprentissage d'un processus éducatif propre à chaque culture. Cet outil intellectuel amène les peuples indigènes à prendre conscience de leurs droits territoriaux et de leur propriété intellectuelle.  

      Le reportage est en écoute ici >  Conseil Régional Indigène du Cauca

 

 

  EQUATEUR :    Dec. 08 / Janv. 09     Voyage communautaire

    Les voyages éthiques (communautaires, équitables) remportent un vif succès auprès des touristes. Qu'en est-il du côté des indiens ? Leur priorité est de renforcer leur identité culturelle et de protéger leur mode de vie. Le reportage était initialement prévu au sein de la communauté Sarayacu, a Puyo. Malgrè six mois a essayé de prendre contact et un déplacement sur place : aucun contact (je l'ai eu alors que j'étais en Bolivie). Mais j'ai été accueilli dans la communauté de Wasila Talag, proche de la petite ville de Tena.                                          

 

                          Reportage en écoute ici >  Communauté Wasila Talag

 

 

                                 PEROU       Fév. / Mars 2009          

  Le mouvement pour le droit des femmes paysannes           

 

 Faute d'éducation et d'émancipation, les femmes péruviennes des campagnes reproduisent l'organisation sociale de leurs ancêtres. Leurs droits sont nuls. De ce constat est né le Mouvement Autonome des femmes des campagnes. Un processus éducatif qui aide les propositions innovantes pour plus d'égalité, de démocratie et de pleine citoyenneté (mouvement inicié par l'Organisation Internationnale du Travail). Des comités locaux sont nés tel L'Association des Travailleuses Paysannes de Huancabamba qui regroupe 5000 femmes.

              Reportage en écoute ici  >  Femmes Paysannes à Huancabamba

                            

                           BOLIVIE  :         Avril / Mai 2009    

  Les outils de communication chez le peuple Guarani.

   j'ai appris avant le départ que ce projet n'était plus actif, le sujet de reportage traité sera>

      La presse alternative sur l'identité indienne  /  La Paz  

En arrivant à La Paz, je suis surpris par le nombre de journaux alternatifs qui traitent de l'identité indienne. J'envoie un courriel à trois d'entre eux. Siku Mamani du journal "Chakana" va me répondre pour me proposer un rendez-vous. Une heure d'interview et trois heures de discussion. "Chakana" souhaite être une alternative de communication aux quotidiens traditionnels, et apporter une autre vision de la culture indienne, souvent caricaturée et incomprise dans un pays où le clivage indiens/métis est très présent. 

 

                             Reportage en écoute ici  >  Periodico Chakana

 

 

   PARAGUAY          Juin / Juillet 2009         Le peuple Aché

                                                ( reportage non traité)

 

 L'ethnie Aché, c'est 1400 personnes réunies en 350 familles. Leur structure communautaire, la ligue maternelle pour l'autonomie, la justice et l' éthique regroupe de nombreux projets parmis lesquels la création d'un dictionnaire en langue aché, l'enseignement bilingue aché/espagnol, le réapprentissage de leur cosmogonie ou encore la formation d'universitaires indigènes. La volonté de rencontrer cette communauté va se heurter à la réalité du voyage. Le reportage va tomber à l'eau et je ne ramènerais malheuresement aucun sujet du Paraguay. 

 

ARGENTINE    Août /Sept.2009     Les radios communautaires

 C'est en 2001 que le réseau de communication indigène est né. Installé dans le nord de l'Argentine, ce réseau d' information communautaire a pour but de fortifier l'iden-tité des peuples indigènes et de faciliter leur intégration. Les programmes, diffusés sur 200 radios, ont pour but de resserrer les liens entre les différentes organisations indigènes du nord de l'Argentine, entre eux, les acteurs sociaux et les institutions susceptibles de les aider.  

     Reportage en écoute ici  >  Réseau de Communication Indigène

  

 

 



Publié à 11:15, le 16/12/2009,
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DIFFUSION DES REPORTAGES

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Vous allez vivre un voyage en deux dimensions : l'une visuelle, grâce à ce blog, l'autre sonore, avec des extraits audios mis en ligne au cours du voyage   >   http://audioblog.arteradio.com/Zapeo.

Le voyage va continué bien après mon retour, sur les ondes de radios associatives et sur un "audioblog" où vous pouvez écouter les reportages réalisés  >  PACHAMAMA   

 

Si, en tant que programmateur radiophonique, vous êtes intéressé pour diffuser ces reportages (sans contrepartie financière), faite-le moi savoir. 

 


                                                              
                                                    

 



Publié à 18:08, le 14/12/2009,
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¡ YA CINCO DIAS A BOGOTA !

        

 

 COLOMBIE

 

Superficie : 1 138 914 km2      

Population : 45 600 000 hab.    

Capitale : Bogotá (7 300 000 hab.)

Monnaie : Peso Colombien

                                           
 

 Primero contacto con Colombia :  Bogotá. Non, non et non ! on ne m'a pas coupé en morceau, dépouillé de mon argent ou proposé des tonnes de cocaïne (juste un peu d'après ce que j'ai compris). Bon d'accord, la couleur à la mode c'est bien le kaki : police touristique, Fédérale, militaire, police de Bogotá; également vrai que "Bonne Journée" se dit "Cuidate Mucho" > Faite très attention. Celà ne pas pas empêché de découvrir une ville bruyante, grouillante et muy rápida (autant vous le dire tout de suite, mettez-vous à l'español)

 Une ville où l'on peut entendre des rappeurs, look gangsta, louer le seigneur (Rf. bande son), ou participer avec une cinquantaine de personnes à un cours de streching en pleine rue : "Boo-Ya-Ka ! Boo-Ya-Ka ! on lève la jambe droite". Le dimanche est très sportif à Bogotá, où les principales avenues sont réservées aux vélos et rollers, les trottoirs aux vendeurs ambulants, et les places aux marchés aux puces.  
 

 Les émeuraudes se vendent dans la rue ou sur un coin de table de café. On peut aussi déguster un chien chaud ou "perro caliente", traduction littérale du fameux hot-dog, et se péter merveilleusement le bide pour une misère. d'ailleurs la bonne tactique dans les "comidas rapidas" (snack), dans les boui-bouis ou dans la rue, lorsque l'on vous propose quelque chose où que vous voyez un plat sans savoir ce que c'est, prennez-le !! 

Une idée reçu est que le café bu en Colombie est excellent. On peut l'acheter à l'un des innombrables vendeurs de rue. Non pas qu'il est mauvais, mais il est très doux. Et le meilleur de la production en terme de qualité part à l'exportation. J'ai maintenant pris mes marques et je suis dans le bon rhytme, mon espagnol revient petit à petit, j'arrive à me diriger dans la ville

                                                      

 

 

 sans trop me perdre, autant d'indices qui me pousse à découvrir un autre lieu. Direction Cartagena sur la côte Caraibe vendredi 31 Oct. avant mon rendez-vous prévu à Popayán. Mais ceci est une autre histoire... En la ruta, siempre...  

   


Publié à 01:38, le 12/12/2009, District Special de Bogota
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HYPE, HYPE, CARTAGENA .

Comment gagner 10° et un taux d'humidité de 90 % ? Se taper 25 heures de bus, facile non ?! Rhytmes africains, des peaux qui se noircissent et les serveuses qui vous lancent des "Mi Amor" : bienvenu dans les caraïbes. Des caraïbes version St Trop' le côté m'as-tu-vu en moins (ouf). On se trouve, d'après ce que m'ont dit les "bogotános", dans l'une des plus belle ville d'Amérique du sud. J'ai l'impression qu'il ne m'ont pas trompé. Le guide "Michelin" vous dirait que Cartagena est la plus vieille ville (coloniale) de Colombie (1530), enceinte de murailles impressionnantes ornées de jolis et gros canons (le coin fût bourré de pirates des plus malfamés).

Alors bien sûr on évite les boutiques à la mode, les restos huppés et les hôtels de luxe, et là !! Tin-tin-tin ! on découvre des petites rues surplombées de balcons en bois d'où fleurissent les bougainvilliers. Les espagnols, ces fourbes, n'ont pas oublié de construire églises, couvents, cathédrale et autres "palacios". Sorti de ce paradis qu'est le centre historique, les rues du quartier "Getsemani" se font plus crades, plus bruyantes, plus chaudes, et çà tombe bien : c'est là où je dors.
En fin de semaine, ça boit, ça chante, ça danse, mais impossible de fermer l'oeil avant trois heures du mat. Alors je bois, je chante, je danse, mais pas tous les soirs: au prix du rhum et de l'aguardiente, ça va me coûter un bras c't'histoire.

Publié à 17:06, le 10/12/2009, Cartagena
Mots clefs : cartagena


¡ MEDELLIN, PURA CIUDAD !

   Heureux hasard qui m´a conduit jusqu´ici. Pas de bus direct depuis Cartagena jusqu´à Popayán, donc un stop à Medellín, un stop de dix jours tant la ville agit sur moi comme un aimant. Alors oublions un instant Pablo Escobar et son cartel, l´image ultra-négative que colporte Medellín et plongeons-nous dans une ville moderne, où il fait bon se promener sur des trottoirs ombragés. Découvrons une ville dynamique avec ses clubs de Rumba et Salsa, ses musées, ses théâtres, sa vie culturelle vivante et ouverte à tous.
 Heureux hasard qui m´a fait découvrir le "Teatro Lido". Un lieu subventionné par la mairie et qui propose gratuitement, tous les jours, un spectacle de danse, de théâtre, de musique ou des projections de films, et qui accueille à partir de demain (Martes 18 de noviembre) le Festival Internationnal de Mimes. Au-delà des scultures de Botero, ses fameux "Gordos", la ville est parsemés de scultures gigantesques, de parcs paisibles, de places où se retrouvent musiciens et autres artistes qui font de la rue un spectacle perpétuel.  
   Une ville multi-facettes avec ses quartiers populaires, loin d´être laissés à l´abandon, qui bénéficient de lignes de metro (ou plûtot funiculaire) d´infrastructures scolaires, de bibliothèques, avec un soucie de rehabilitation de son habitat et des ses voies publiques, sans pour autant y chasser sa population. Medellín enfin avec sa vie nocturne, embrasées par des rhytmes de Salsa, Rumba, sans oublier le tango, très prisé ici. Les clubs où jouent les groupes vous proposent cerveza et ron (rhum) pour 3000 pesos, soit 1 euros, et la fête continue à l´extérieur, sur le trottoir, avec guitares et chansons, où la police vous demande gentiment, à trois heures du mat, de faire un peu moins de bruit, sans se préocuper des oinjes qui tournent ( il règne à Medellín une certaine tolérance envers les fumeurs d´herbe, et il n´est pas rare de sentir ici et là ce doux fumet.

 C´est enfin un lieu ou se multiplie les rencontres. Les habitants bien sûr, heureux de parler avec des étrangers et de vous faire découvrir leur ville. Vous rencontrez également ici un grand nombre de routards, qui pour la plupart reste un ou deux jours et s´en vont visiter la région ou pousse le café, plus au sud. Et vous voilà en train de parler español avec des allemandes, lituaniennes, polonaises, italiennes, des sud africains, des chiliens, des boliviennes ... Dur de quitter un endroit comme ça, mais une autre ville m´ap-pelle, la ville blanche de Popayán ou m´at-tend mon premier reportage. En la ruta, siempre...   

 

 

   



Publié à 14:06, le 8/12/2009, Medellín
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POPAYAN : VILLE REBELLE

Popayán est ce que l'on pourrait appeler une petite ville de province. En se promenant dans les rues, on se rend très vite compte que c'est aussi une ville contestataire. Le pourcentage de 65% de taux de satisfaction envers la politique d'Uribe est sans doute inversé dans le "Cauca", une région du sud largement peuplée d'indiens. Les tags et les graffitis fleurissent sur les murs blancs de la ville; souvent effacés, toujours renouvellés.

   
   

Ils dénoncent un état policier, une politique gouvernementale à l'encontre des indiens, un manque d'argent dans l'éducation, un appel au soulèvement ... Ce qui surprend en Colombie (pour un gringo), c'est la difficulté de trouver des journeaux, sauf ici. On trouve des kiosques partout, bien fournis en presse contestataire, assez rare pour le noter. Petit mais costaud Popayán.

C'est bien beau tout ça, mais le côté touristique alors ? La ville blanche n'usurpe pas son surnom. Classé patrimoine nationale, c'est la seconde ville, après Cartagena, pour l'intérêt de son passé et de son architecture coloniale. C'est tout petit, mais on se perd facilement dans ces rues en quadrillages. 

 

 
 Les bâtiments les plus élevés sont les églises, qui, vous vous en seriez douté, sont nombreuses, ainsi que les couvents. Au-delà d'être un centre politique, Popayán est également un centre religieux d'importance. Le manque de square ou de parc est compensé par les collines environnantes, s'y aventurer est, je crois, le bon terme. C'est en effet sur un de ses sentiers boueux, néanmoins charmant, que je me suis fait dérober mon appareil photo sous la menace d'un long couteau. Deux p'tits jeunes pas vraiment sûr d'eux, mais une lame de 20 cm et vous oubliez de jouer au hero. Ce fût l'occasion de découvrir les joies de l'administration policière colombienne.   

 

   

 
 

Enfin la description ne serait pas complète si on ne parlait pas de la vie étudiante et culturelle, foisonnante. En pensant voir une pièce de théâtre tout ce qu'il y a de plus classique, sagement assis dans un fauteuil confortable, vous risquez de vous faire embringuer dans une sorte de jeux de rôle, avec des comédiens en guise de Maître de Cérémonie. L'expérience est à vivre. Les comédiens vous font vivre un scénario d'horreur, au sens propre, avec monstres et énigmes à découvrir, dans une succession de pièces sombres ... Vraiment très, très délirant ... et effrayant.

 Popayán était en fait mon lieu de rendez-vous, pour mon premier reportage. Là encore des infos prochainement. Départ demain pour Cali ...  En la Ruta, Siempre ...  (et toujours le son ici sur ZAPEO).

 


Publié à 14:06, le 6/12/2009, Popayán
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CALI, SIN MAS

   

 
   Cali, dernière étape colombienne. Que dire sur la troisième ville du pays ? D'un point de vue très réducteur, on pourrait penser que la ville est réservée aux amateurs de salsa, elle en est la capitale en Colombie. Les stations de radio ne diffusent que de ça, idem pour les bars/discothèques (l'avenida 6 Norte leur est complétement dédiée). Les plus fanatiques pourront sans problème prendre des cours (très à la mode chez les gringos). Ils auront le choix parmi les différentes sauces de salsa proposées ( les hispanophones auront appréciés le subtil jeu de mot). Après la fiesta, le jeu de jambes doit vite s'adapter pour cheminer, sans encombre, en centre ville : ici, ça grouille. 

 Plus que partout ailleurs, les trottoirs sont entièrement réservés aux vendeurs. Ils sont de partout, vendent de tout, débordent sur la chaussée... Les magasins surenchérissent en sortant leurs enceintes sur-boostées (les colombiens adÔrent les basses). Les rabatteurs vous agrippent le bras pour que vous rentriez dans leurs boutiques, les voitures klaxonnent pour pouvoir passer, les bus crachent leurs fumées, les motos vous évitent de justesse, ou plutôt l'inverse, vous évitez de justesse les motos. Vous avez tout de même droit à un compte à rebours sur les passages piétons, qui vous indique le temps qu'il reste pour traverser... avant de vous faire écraser. Vous avez dit frénétique ?  
                                                          

   Sorti de ce maëlstrom de gens pressés, de pollution et de bruit, au bout de 3/4 d'heure de marche, vous déambulez dans le quartier tranquille de "San Antonio ". Des petites rues qui grimpent jusqu'à l'église du même nom, des maisons couleurs pastels et des squares ombragés. Un peu plus loin encore, les rues se font plus sales, les maisons se décrépissent, les commerçants vendent leurs produits derrière les grilles vérouillées de leurs magasins... il est temps de faire demi-tour.

 Une fois encore, on est surpris par le dynamisme culturelle de la colombie. Cette fois-ci, c'est le "festival national des artistes" qui m'attend. Trois mois de programmation autours d'expositions, de rencontres, de débats et de projections, disséminés dans une douzaine de lieux. Des étudiants en art sont là pour vous expliquer le sens (souvent obscur), des oeuvres sonores ou visuelles qui sont exposées. Vous avez dit interessant ? (Le son sur ZAPEO vous donne à entendre quelques extraits)  

Je n'ai sans doute pas apprécié Cali autant que je l'aurais souhaité. J'avoue avoir déjà la tête ailleurs, et ailleurs, c'est l'Equateur. J'attéris le 3 décembre à "Esmeraldas". Et oui, vous l'auriez deviné, En la Ruta Siempre ...



Publié à 14:46, le 4/12/2009, Cali
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Petit Précis à l' intention des Curieux : Colombie

Et bien non, la Colombie ce n'est pas que Pablo Escobar, les cartels, les FARC et la violence. C'est avant tout un peuple accueillant, extrêmement gentil et qui a un sens de la fête incroyable. C'est vrai que la police et les militaires sont omniprésents, surtout à Bogotà et sur les routes. Ceci dit, je n'ai dû leur présenter mon passeport que deux fois pendant mon voyage. Plus surprennant, la prise des empreintes digitales lorsque vous souhaitez changer de l'argent ou envoyer du courrier en France !! Vous pouvez également être sujet à une fouille (expérience faite place "Cisneros" à Medellín où la police débarque et fouille tout le monde).

 Il n'est pas difficile de garder à l'esprit que la Colombie est un pays pauvre. La pauvreté est dans les rues : on y dort, on y pisse, on y vit et on y meurt. On vous demande souvent de l'argent, ou on tend simplement la main. Les autres survivent grâce aux petites boulots ambulants pour vendre tout et n'importe quoi, quelques pesos en fin de journée pour s'acheter à manger. Lors de ma déclaration de vol à la police, l'agent m'explique que le phénomène est inévitable, et de le citer quasiment mot pour mot, "la Colombie est un super pays, mais il y règne une pauvreté extrême sans espoir d'un quelconque développement économique pour la nation". Cruellement pessimiste le fonctionnaire de l'Etat. 

 
   L'actualité en Colombie (au-delà d'un hiver particulièrement pluvieux et meutrier - inondation, éboulement ...), c'est le scandale des sociétés de crédit pyramidale. Suite à des démarches frauduleuses, plusieurs de ces sociétés ont déposés le bilan, leurs dirigeants ont pris la fuite avec l'argent qui restait. Des milliers de colombiens y ont perdu toutes leurs économies. De nombreuses manifestations et mobilisations ont secouées le pays (notemment à Popayán avec des forums publics tous les jours).
 

 L'actualité ici c'est également la marche des indigènes et des paysans sur Bogotá. Partis de Popayán (quand je vous disait que c'était une ville rebelle), ils entendent faire valoir leurs droits et mettent la pression sur le gouvernement. Une loi passée en 1998 leur a apporté beaucoup d'espoir en leur offrant un meilleur système éducatif, sanitaire, et en protégeant leurs terres des spéculations. Une loi aujourd'hui qui n'est toujours pas appliquée.

Lors de mon entrevue avec Libio Palechor (président du Conseil Régional Indigène de la région du Cauca), une question l'a surpris, à savoir le rapport qu'entretiennent les colombiens à l'égard des indiens. Il m'explique alors que le distingo ne se fait pas entre colombiens d'un côté et indiens de l'autre, mais entre riches et pauvres, ces derniers qui selon lui représenteraient 70% de la population. Quoiqu'il en soit le faussé est énorme.

 Les cololmbiens et les FARC ? Il semblerait qu'ils arrivent à saturation de cette guérilla qui, paradoxalement, justifie son action en se présentant comme les défenseurs du peuple. Pas moins de quatre manifestations nationales ont eu lieu cette année dans toute la Colombie, la dernière il y a quelques jours (en Europe également). Pour info, les FARC sont nés en 1967 > entre janvier et avril 2009, elles ont causés la mort de 93 militaires et 56 policiers. En 2008, une centaine de militaires et 37 policiers ont été tués. 

Enfin pour clore ce chapitre morose, il est un fait beaucoup moins connu et qui fait l'objet d'une campagne incessante de mobilisation et d'information, c'est le problème des mines anti-personnelles. Utilisées par les Farc et l'Armée de Libération Nationale (ELN), ces mines ont causées 7200 victimes depuis 1990, ce qui fait de la Colombie le pays le plus sinistré devant L'Afganistan !

 
 

 Est-ce que le côté ultra festif des colombiens s'expliquerait comme un exutoire à autant de malheurs, à un avenir qu'il ne leur offre que peut d'espoir ? Si il y avait une devise à coller à ce pays ce serait Carpe Diem, jouir du moment présent, à fond.

Et pourquoi la vie culturelle prend ici une telle importance ? Peut-être parce que les artistes ont la possibilité d'exprimer des idées que la presse n'est pas en droit d'offrir. Mais tout ceci n'est que supputation.

 

Une p'tite  video   >   ICI  



Publié à 17:42, le 2/12/2009, Colombie
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¡ VIVA QUITO !

 

       EQUATEUR

 

Superficie : 283 561 km2              

Population : 13 228 000 hab.           

Capitale  : Quito (1 400 000 hab.)   

Monnaie : dollar etats-unien

Adios Colombia, bienvenido en Ecuador. Aterrissage à Esmeraldas sur la côte Atlantique. Alors là, tout de suite, les choses deviennent moins faciles : Un aéroport de campagne, impossible d´y changer les Pesos colombiens, pas de distributeur d´argent, pas de bus qui vont en "ville", et les deux chauffeurs de taxi présents qui en profitent pour essayé de vous arnaquer ( sous l´oeil amusé d´un policier ). En chemin pour le centre ( 30 Km ), le chauffeur me fait changer de taxi, sans explication, et de toute manière, au milieu des mangroves, je n´ai pas le choix. Le lendemain, je quitte vite fait Esmeraldas , direction Quito.

   Ce n´est pas tant les six heures de bus qui perturbent mais plutôt le changement d´altitude qui vous rend un peu "nazabroke" ( 2800 m ). Alors il faut que je précise que la ville est en fête. La première semaine de décembre, Quito fête sa naissance. 474 ans que le général Inca Rumiñahui à fait incendier la ville pour que les conquistadores ne trouvent rien ( radical le mec ! ). Quito à aussitôt été reconstruite par les espagnols et les métis. L´important centre historique est de toute beautée ( classé patrimoine culturel de l´humanité ). Histoire de bien faire comprendre aux indiens que la religion, maintenant, c´est le catholicisme, les espagnols ont franchement abusés sur le nombre d´égli-ses et de couvents.
 Certains de mes amis ( ils se reconnaitront ), n´aiment pas les églises. Je les invite à venir jeter un coup d´oeil ici : des boiseries sculptées, des dorures "en veux-tu en voilà", des murs couleurs pastels, des statues dans tous les coins... c´est bluffant. Rajoutez à ce patrimoine religieux de grandes places, des esplanades, des rues qui grimpent et qui finissent par redescendre, un volcan collé à la ville, des collines verdoyantes ... et bien oui je le dis, ¡ Viva Quito ! ( l´exclamation  est sans cesse scandée par les quitaños lors de chaque concerts, ultra fiers de leur ville ).  
   Quittons le centre historique si vous le voulez bien, marchons une vingtaine de minutes à travers avenues et grands parcs pour nous retrouver dans "la nouvelle ville". Profitons, en cours de route, du "festival de la cuisine traditionnelle equateurienne". De grandes tables sont disposées sous d´improbables baches rafistolées, et les cuisinières vous proposent ici des soupes, là des beignets, des assiettes garnies de viandes, légumes, des desserts ... Bien rassasié, reprennons le chemin pour arriver donc, à la nouvelle ville.   Jeune ! toi qui aime les bars à la mode et les boites de nuits, cet endroit est pour toi !  A part les meilleurs taux de change et une tripotée d´agences qui proposent des "Volcans" ou "Jungle Tours", il n´y a pas grand chose à y faire.
     
 

 Púes, regresamos en el centro historico. ¿ ¡ Pero, que es esa música ?!  Il faut que je vous dise un truc, il y  deux choses qui peuvent lasser en Amérique du sud: la nourriture (c´est vrai que je ne mange que l´almuerzo ou el corriente, le moins cher des plats du jour), l´autre motif de lassitude, ce sont les rythmes musicaux latinos. A part "en vivo", ce que l´on entend à longueur de journée, c´est très variété. L´alternative musicale, c´est le rock , mais genre bien violent. En témoigne la fin du montage sonore sur ZAPEO. Le festival Rockmiñawi à investit la place Espejo. Subvertissement sous-titré "Rito Urbano de Resistencia", tous les punks, anarchistes et autres rebelles de Quito sont ici. Musicalement, ça déboite, et c´est vraiment jouissif     d´entendre des guitares electriques. Et oui, comme un bon plat de spaghetti, l´ordinaire en France devient extraordinaire en voyage.

Et le voyage parlons-en : Je quitte les hauteurs de Quito pour rejoindre des petites villes du côté de l´Amazonie : Tena; Puyo; Macas ... Départ ce dimanche 14 décembre, En la Ruta, Siempre ...

Publié à 14:46, le 28/11/2009, San Francisco de Quito
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ALLY PUNCHA DE LA PACHA MAMA *

 

Un p´tit tour du côté de la forêt, ça vous tente ? N´oublions pas que l´une des finalités de ce voyage ce sont les reportages audios. Direction donc l´Amazonie pour se rapprocher des communautés Kichwa, et premier arrêt dans la petite ville de Tena ( 25 000 Hab.)

Au-delà du fait que ce soit un endroit charmant et très tranquille, on y respire (enfin) un air pur (suffocant mais pur). La deuxieme surprise, plus ou moins agréable c´est de se faire réveiller par les coqs (cool) à cinq heures du mat (pas cool). Un endroit parfait pour se prélasser dans un hamac avec une vue magnifique sur les montagnes environnantes et la forêt.

Mais préparez vos bottes parceque l´on va bouger un peu.

 


Avant tout un p´tit rappel pour ceux qui ont sautés le chapitre L´Autre Amerique. J´avais prévu de me rendre à Puyo, plus au sud, pour traiter du tourisme communautaire chez les indiens Sarayacu. La forte probabilité de ne pouvoir rencontrer les Sarayacu, le hasard qui s´invite vont quelque peu changer mes plans : de tourisme communautaire il en est toujours question, mais dans le village Kichwa de Wasila Talag , à quelques kilomètres de Tena.

Mais pour tout savoir sur la communauté, il vous faudra attendre la diffusion sur les radios associatives. C´est frustrant Non ?! Bon OK, juste deux mots alors.


Le village de Wasila Talag regroupe 75 familles; des indiens mais essentiellement des metis de culture Kichwa. Dans les années 90, une quinzaine de communautés de la région se regroupent pour former une structure d´accueil ( RICANCIE > Reseau indigène de communautés pour la cohabitation interculturelle et l´ecotourisme). Leurs motivations : préserver leur langue, leur(s) territoire(s), leurs espèces naturelles, et d´une manière globale, leur culture.

L´argent recueilli via le tourisme (en ce qui concerne la communauté Wasila Talag) est reversé, selon les besoins, à l´école bilingue (Kichwa/Castillan), au collège, au jardin botanique, à l´achat de médicaments...


 

En ce qui concerne le jardin botanique, on y fait pousser des plantes médicinales, psychotropes (à l´intention des shamans), des végétaux en voie de disparition ( les semences sont distribuées aux habitants de la communauté afin qu´ils régénèrent la diversités de la forêt primaire).

Je m´arrête là pour la présentation parcequ´il me semble que je vous ai proposé une ballade.

 

 

 

Imaginez d´abord une grosse cabane à l´écart du village, une riviere qui coule en contre-bas, des insectes de partout et deux gringos (una chica + moi) couverts de piqures de moustiques (araignées ?).

 Nous sommes restés trois jours ici (à 40 dollars/jours, on ne s´eternise pas trop & pour comparaison, une journée en Equateur, tout compris, me coûte en moyenne 15 dollars) **. Nous passons deux demi-journées dans la "selva", accompagnés de notre jeune guide qui nous explique l´utilisation et le préparation de telle plante, de tel arbre... en chemin, nous goûtons les fruits qui se présentent à nous ( celui du cacaotier est délicieux; autour de la fève, une chaire blanche, juteuse, filandreuse qui fond en bouche).
 

 

 

 Ont grimpent jusqu´aux miradors, il fait très très chaud, alors ont profitent des rivières et des cascades pour se rafraîchir... Tout ceci à un goût de jardin d´Eden.

 Ce que l´on peut retenir d´une telle virée,c´est que la nature est généreuse pour qui la connait. Et nous, pauvres citadins, serions bien en peine pour pouvoir nous nourrir, nous vêtir, nous loger grace à ce qu'elle nous offre. 


 

 Reprennons la route jusqu´à Puyo. La ville de 20 000 habitants, perdu au milieu d´une immensitée de verdure, a des airs de Far-West amazonien avec ses trottoirs couverts. Mais toujours pas d'indien Sarayacu. Je n´ai jamais obtenu de réponse par internet ( en passant pourtant par trois filières différentes ), et rien à l´adresse indiquée à Puyo. Il y a trois ans de celà, leur bureau a été plastiqué, leurs terres petit à petit investies par les compagnies pétrolières. Je quitte Puyo sans avoir de réponse ( j'en aurais deux mois plus tard, bien trop tard).

On reprend le bus pour Macas (la moitié des axes routiers ici ne sont pas bitumés). Autre petite ville aux portes de l´Amazonie ( 15 000 Hab.), l´endroit idéal pour gaspiller son temps, ou dit d´une manière plus positive, pour profiter du temps qui passe.

Mais nous aurons l´occasion d´en reparlé (peut-être)...

             
                           Ñalla Kama ...  ***                 

 

     

 

 

 * Bonjour de la Terre Mère (en Kichwa)

**  En septembre 2000, l´Equateur délaisse sa monnaie et passe au Dollar pour booster son économie ( les effets ont été plutôt positif)

***   A bientôt

 

 Reportage en écoute ici  >  Wasila Talag



Publié à 01:27, le 26/11/2009, Tena
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. . .Ho! Ho! Ho!

  Feliz Fiesta Por El  Fín del  Año


Publié à 17:36, le 24/11/2009, Macas
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LA HORMIGUILLO, SIN PARAR *

Adios la selva, el calor, los ríos salvajes, las bonitas ciudades de Tena, Puyo y Macas, adios los indios Kichwas y Shuars. Bienvenido en un nuevo lugar : le presento la ciudad de Riobamba, también llamado el Sultán de los Andes : He acquí que promete (je vous avais dit de vous mettre à l'español, du même coup, j'évite les fautes de français).

   La route de montagne, poussiéreuse et sinueuse (sans blague !) est grandiose. Quelconque photo desservirait la majestuosité de l'endroit. Le bus s'arrête sous un tunnel creusé "à l'arrache". On traverse un pont à pied, trop fragile pour supporter le poids d'un véhicule. Un autre bus nous attend de l'autre côté pour nous mener à Riobamba. Et enfin la ville, encerclée de montagnes. Pour dire vrai, ce n'est pas le meilleur endroit que j'ai vu, c'est même le plus décevant. Il y a tout de même de beaux bâtiments VIII ème, des places agréables, le marché du samedi où descendent les indiens des villages alentours, mais globalement l'endroit est plutôt fade (d'un point de vu tout à fait subjectif et personnel). Passé le jour de l'an ici ? Bof !

   
 

 On va quand même se faire un petit trip en allant caresser les narines du diables, ou en V.O, El Nariz del Diablo (en fait deux gorges profondes, sans allusion salace). Il existe des plans touristiques immanquables, il semblerait que ce soit un de celà. l'unique moyen de descendre jusqu'ici, c'est de prendre un train. Et la meilleur place pour admirer le paysage, c'est sur le toit. C'est parti pour 120 Km de folie ? Quitte à me faire traiter de rabat joie (aguafiesta en V.O), je qualifierais cette virée d'attrape-gringos. Le paysage est juste jolie, pas exceptionnel, quant au spectaculaire annoncé, il se pose là (rien à voir avec la ligne Chihuahua-Los Mochis à travers El Barranca del Cobre -le canyon de cuivre- au Mexique). Je soupçonne même la compagnie ferrovière d'avoir intentionnellement provoqué le déraillement d'un des wagon histoire de rajouter un peu d'adrénaline au voyage.

Alors on fait quoi ? On se casse d'ici ? Se rendre à Baños ? Magnifique à ce qu'il paraît mais touristique à outrance. L'alternative serait de prendre le contre-pied de tout çà et de choisir un endroit bien paumé, loin de tout. 

 Pues, eligo el pequeño pueblo de Salinas. Un village de montagne connu pour  son salami, ses fromages et son chocolat (ceux aux piments sont diablement succulents). Mais pour l'heure direction Guaranda, la ville aux septs collines, à 35 kilomètres de Salinas (çà va, vous suivez ?). Super petite ville, agréable et accueillante, des balcons en bois qui surplombent d'antiques rues pavées. Une grand-mère m'invite à goûter ses beignets recouverts de caramel (encore une fois, pas d'allusion salace). Encore un léger mal de tête dû à l'altitude, mais en deux mots, ça baigne !!

31 décembre. Il est temps de rejoindre Salinas, le village perdu dans les montagnes à 3600 mètres d'altitudes. Un chouilla galère pour choper le bus, puis une route féerique à travers les collines, les rivières ... Putain, c'est beau !! Le village de Salinas, enfin, posé au milieu d'un paysage qui ondule, qui verdoye. Les chevaux se disputent le pavé aux poules, des vaches, des ânes, des cochons. Et bien voilà, on l'a trouvé notre coin de paradis.

 
   Un petit aparté pour causer des fêtes de fin d'année. Les équatoriens célèbrent autant l'année écoulée que l'année à venir. J'entend parlé d' Años viejos (les vieilles années). Des bonhommes de cartons-pâte sont accrochés aux véhicules, disposés sur les places ou devant les maisons. Ils représentent pêle-mêle des personnages de bandes-dessinée, des animaux ou des parents proches. On y accroches des messages d'amour, des excuses, des remerciements, des paroles d'enthousiasme ou de déception. A minuit, on les brûle, ces vieilles années, et tout ce qu'elles représentent pour chacun. Les gamins eux se déguisent, ils tendent des cordes au travers des routes puis laissent passer les conducteurs moyennant quelques dineros.
 

 A Salinas, la fête s'annonce très tranquille. Deux disco-mobiles tentent de faire danser les gens, une fanfare joue des airs traditionnels, de grands feux de joie sont allumés, les gens se promènent tranquillement dans les rues. Puis la sauce finit par prendre, on s'offre à boire, on se sert la main, 2008 glisse doucement vers 2009, sans accroc. Et Hop ! on bascule :

  ¡¡ ADIOS 2008  y FELIZ AÑO NUEVO !!

¿ Y ahora, listo para nuevas aventuras en America del sur ?

Pronto la hermosa ciudad de Cuenca. En la Ruta Siempre ...

* la bougeotte, sans arrêt

 
   


Publié à 17:10, le 22/11/2009, Guaranda
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WASILA TALAG

 

 

 Un p'tit retour en arrière, vers l'Amazonie et le village de Wasila Talag. J'ai en fait été pris par le temps pour effectuer un montage sonore et vous proposé d'en savoir un peu plus sur cette communauté.

Le son est dispo ici sur ZAPEO

Je vous demanderais la plus grande indulgence quant à la qualité du montage. Les moyens techniques en voyage sont sommaire; et pour trouver un endroit calme pour l'enregistrement de la voix "off", c'est franchement pas évident.

 

    

 

 

En photo, le village de Wasila Talag, l'abuela, ou si vous préférez, en français, la grand-mère qui nous a accueillie chez elle avec ses poussins et ses deux perroquets; notre doux foyer où nous cohabitions avec de charmants insectes, et puis notre guide qui nous à fait découvrir une culture vraiment proche de la nature (la Pacha Mama ou la Terre Mère n'est pas une vaine philosophie pour les Kichwas).

J'en profite pour vous souhaiter une année pleine de rêves, de découvertes, de rencontres et d'optimisme ...

 

 



Publié à 14:28, le 20/11/2009, Tena
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¿ Listo Por Un Nuevo Año ?

 

 

 ¡¡ FELIZ AÑO 

.                                     2009 !!

 

 

 



Publié à 17:12, le 18/11/2009, Riobamba
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UNA PAUSA EN CUENCA

 

 
 

 Pour ce début d'année, je vous propose le luxe ultime : celui de ne rien faire. C'est tentant non ?! Je vous ai pas mal bourlingué juqu'à présent, en bus, en train, en 4x4, pas moins d'une dizaine d'hôtels en 20 jours ... Alors quand on a la chance de trouver un hôtel où l'on se sent comme à la maison, il faut en profiter pour recharger les batteries.

Nous sommes à Cuenca, au sud de l'Equateur. Vous vous souvenez de Quito ? Cuenca c'est un peu la même chose. On y ajoute de l'intime, du charme, on y soustrait la circulation bruyante, la foule, on y place quelques bars "branchouilles", des restos et des hôtels assez classes ... Vous avez deviné, c'est l'endroit idéal pour flâner.

Je serais tenté de ressortir mon laïus habituel sur les typiques rues pâvées, les façades de toutes beautées, les places ombragées, les églises à chaque coin de rue  ... Encore un patrimoine culturel et architectural à sauvegarder.
     

Et quoi de plus ? Ben pas grand chose. Il semblerait que Cuenca se suffise à elle-même. Pas de vie nocturne trépidante, pas de vie culturelle débordante, pas de fait divers deffrayant la chronique ... C'est un endroit jolie, agréable et tranquille (je suis sans doute dans un état d'esprit qui amoindrit ma perception des choses, mais magré tout, je suis pas loin de la vérité).

   
   

 Et puis au hasard de mes périgrinations citadines, un endroit hors-norme : el Prohibido Centro Cultural (Centre Culturel Interdit). Il fallait déjà la trouver cette petite rue "de la Cruz", quant au "centre culturel", lui est immanquable. Une façade aux couleurs vives décorées de scultpures forts étranges. Prix de l'entrée : 0,25 dollars, et pour voir de quoi il retourne exactement, on nous invite à sonner.  Dring, Dring ...  ?

Effectivement, l'endroit est déroutant, captivant, surprennant et à haut degré de subversité. Jolie ? A vous de juger.

Des sculptures de monstres, de crânes, de squelettes, d'autres à forte connotation sexuelle, des bébés enterrés dans le sol, des images pieuses détournées ou pas, du hard-rock en fond sonore... Le lieu est également un café où des concerts sont donnés de temps en temps (métal et punk).

 
 

Le facteur "cheval" a réalisé son palais idéal, Eduardo Moscoso (puisque c'est lui l'auteur du déli) à réalisé son musée interdit : il y montre justement ce que notre société s'interdit de voir: la mort, la sexualité, le détournement d'images religieuses ...

Alors, vous aimez ?

 
   

 

Il s'agirait quand même de ne pas prendre racine ici. Alors nous allons descendre vers le sud pour se rapprocher du Pérou. Sans aucun doute nous visiterons "Vilcabamba" avec, peut-être une petite halte à "Loja". Rien n'est vraiment décidé, donc suite au prochain épisode ...En la Ruta Siempre ...



Publié à 17:59, le 16/11/2009, Cuenca
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CIAO SYLVAIN

Sous pretexte que ceci est un blog de voyage, je ne vais pas faire comme si de rien n´était.

Depuis troi mois, je vous raconte ce qu´est ma vie, à savoir, le voyage. Ma vie c´est aussi celle de mes amis et les nouvelles que je reçois de France.

Dimanche 18 janvier, mon pote Sylvain Giraudet s´est tué dans un accident de voiture.     Sylvain avait repris mon poste de régisseur au théâtre du maquis. Beaucoup d´entre vous ne le connaissait pas, mais je tiens à ce que son nom et sa mémoire soient présents sur ce blog, parceque comme tout ami, il a compté dans ma vie et il comptera toujours.

Ciao Sylvain.



Publié à 17:23, le 14/11/2009,
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SARAGURO : ¡ CHEVERE ! *

Dos semanas en Cuenca, basta ya. Las pilas rescargadas, debemos proseguir el camino, es tiempo encontrar de nuevo el espiritu del viaje. Oui, il est grand temps de retrouver l´esprit du voyage ...

Filons vers le sud, rapprochons-nous du Pérou pour se rendre à Loja. Mais Hop, Hop, Hop,  que vois-je sur la carte ? Saraguro ? Simplement quelques lignes dans mon guide de voyage qui ne m´apprennent pas grand chose : Saraguro : 2500 mètres d´altitude, 3000 habitants à forte majorité indienne. Il me semble que ça mérite une petite visite.

Lorsque l´on descend du bus dans un endroit de ce genre, assez paumé, c´est à chaque fois la même question qui revient : mais qu´est-ce que je fout là ? Une rue que l´on soupçonne pâvée parcequ´entierement recouverte de terre boueuse, mais pas mal de boutiques et d´animation : un p´tit "resto", des panaderias ( boulangeries), des boutiques où les voyageurs peuvent s´acheter quelques biscuits ou boissons, un club video ... et effectivement, beaucoup d´indiens.

Saraguro est en fait le point central d´une multitude de communautés Kichwa installées sur les collines et vallées environnantes. L´habit traditionnel ici est tout de noir : un chapeau rond, un pancho et un pantalon qui arrive au mollet. Les femmes se permettent un chemisier de couleur et toujours de magnifiques colliers or ou argent. Beaucoup d´entre elles filent la laine.

Le temps de poser mes affaires à l´hôtel ( une chambre spartiate qui sent la poussière et le renfermé ), et je décide d´allé dégeulasser mes chaussures dans les rues du village.

 

Un village qui épouse la forme du paysage. Dès que l´on grimpe un peu, ce sont des champs de maïs, un peu plus haut, des collines boisées. Lorsque l´on descend, ce sont les pâturages, des haciendas, la vallée et les collines verdoyantes. L´endroit est pour le moins bucolique et assez hypnotisant.

Dans les rues, il n´est pas rare de voir les hommes, assis dans un coin ou allongés sur le trottoir en train de cuver leur(s) bière(s). D´autres sont soutenus par leur femme qui tente de les ramener à la maison.

Les habitants ne viennent pas spontannément vous parler, mais dès que vous lancez un "Buenas Tardes", ce sont des sourires en réponse et des " ¿ Como estas Caballero ?". Les discussions qui s´enssuivent sont franchement amicales. C´est ainsi que j´ai rencontré Hernan, sa femme et ses 7, 8 ? garçons.

 

Je demande aux gens du village comment rejoindre une église au sommet d´une des collines : "Alors tu passes par là, puis par là, et enfin par là" . Bon ben on y va ?!

En chemin, je croise les paysans qui descendent vendre leurs vaches ou leurs chevaux au village ( c´est dimanche, jour de marché). Les cochons (noirs) semblent vouloir faire ami-ami avec moi, les chiens des maisons isolées m´aboient dessus.

C´est un de ces aboiement qui fait sortir Hernan de son champs ; un regard interrogatif, perplexe, et comme d´habitude, je lâche un sourire, je lève la main et lui souhaite le "Bonjour".


Hernan est paysan. Il cultive le maïs et la "papa" ( terme d´Amérique latine pour la Patata > pomme de terre). Ses produits sont vendus à Cuenca, Machala ou Guayaquil, la grande ville de la côte. Lorsque les récoltes sont bonnes, il gagne jusqu´à 100 dollars par semaine ( Le salaire minimum hebdomadaire en Equateur est de 500 dollars). Il chasse de temps en temps, notemment le cochon d´Inde qui parait-il est savoureux et se vend à bon prix ( pour en avoir goûté plus tard, le cochon d'inde c'est vraiment très très bon).

Hernan m´invite à m´asseoir autour d´une petite table en bois, devant sa maison qui surplombe la vallée. " Tu aimes la "chicha" ? " (prononcez "tchitcha"). Je lui avoue n'avoir jamais goûté cette boisson très commune en Amérique latine.


Chaque foyer prépare la chicha, mais on ne la trouve que très rarement dans les bars (cependant très courantes au Pérou) La chicha est faite à base de maïs, mais pas n´importe lequel, un maïs blanc (il en existe des centaines de variétés différentes). Le maïs est broyé, mélangé avec un peu de bière, le tout fermente trois jours. En fait chacun à sa propre recette. 

Contrairement à une idée reçue, la chicha n´est que rarement ou très peu alcolisée ( la aussi le taux d'alcool peut être très variable). Enfin pour ceux qui connaisse, le goût pourrait s´apparenter un peu à celui du Kéfir, mais en plus doux et plus sucré. Après quatre bons godets, Hernan me fait visiter les alentours. Il m´apprend le nom des plantes, m´indique où se trouve telle ou telle communautée ...


Mais je ne vais pas abuser de son accueil, donc retour au village. Les chiens me connaissent et aboient moins, je retrouve mon ami le cochon, échange des sourires avec les paysans que je croise ...

Je crois bien l´avoir retrouvé l´esprit du voyage, et Saraguro ( tout comme Salinas ), resterons des endroits à part pour moi.

L´avenir va m´apprendre que des rencontres d´exception, on peut également les "provoquer" en ville. C´est ce qui se passe depuis une semaine à Loja, petite ville de 100 000 habitants. Mais ceci est une autre histoire ... et un autre lieu m´appelle, le village de Vilcabamba, tout proche du Pérou ... En la Ruta, Siempre ...

* Chevere = Super




 

   



Publié à 17:01, le 12/11/2009,
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DEUX, TROIS NOUVELLES ...

 ¡ Chucha Madre !  Du vite fait sur l´gaz, du condensé, du résumé, ce sera tout pour cette fois (pas l´temps).

 Deux, trois mots de "Loja" ( prononcé Lora ). P´tite ville bien sympa, des collines et du vert tout autour, et puis "El Viejo Minero" (le vieux mineur), un tout p´tit bar rempli de gens formidables : Carlos qui me prête son vélo pour allé visiter les alentours, César qui maîtrise le français sur le bout de la langue (normal pour un prof de l´alliance française), le belge Diego qui me présente le directeur d´une fondation de micro-crédit, et Herman, le barman, qui offre des canons, dont un terrible alcool anisé que l´on flambe à même la bouche et que l´on avale vite fait ( un cours de beuverie donné par Juan, professeur de droit internationnal à l´université).  

 Les deux, trois jours prévus ici se transforment en huit. Après avoir goûté la moitié des coktails de la carte et mis à mal mon budget, je me suis décidé à bouger.

Un nouveau coin donc : Vilcabamba, petit village à cinq heures de route du Pérou. Le hic ! Y´a que des gringos; pour ce qui est de l´immersion dans une autre culture, c´est pas gagné. Heureusement que la gérante de mon hôtel me fait goûter les spécialités du pays : l´"Ave" (c´est ce que j´ai compris), un fruit sec qui ressemble fort au pois-chiche, ou lorsque je vais la voir avec un mal de gorge . " Ne bouge pas Esteban, j´te prépare une infusion à base de violettes et de tilleul. Un peu de miel ? d´accord ? et puis on va rajouter du beurre de cacao ... " . Le beurre de cacao c´est vraiment du "beurre" avec un goût de chocolat : divin.

L´intérêt de Vilcabamba, ce sont les multiples chemins des alentours. Alors je chemine ...

 

 

   

 

 Mais plus interressant sans aucun doute, le fonctionnement du micro-crédit. Si le sujet me parraissait interressant à traiter, c´est pour ce chiffre : 50 % des emplois d´Amérique latine proviennent des micro-entreprises. Un pourcentage qui grimpe dans certains pays.

Le principe est simple : proposer aux plus démunis ( les non solvables du point de vue des banques commerciales), leur proposer donc un crédit à un taux extrêmement faible. Selon les besoins, ce crédit servira aux activités de production, de service, de commerce, agricole ...  Les échéances de remboursement sont fixés d´un commun accord en fonction des rentrées d´argent du souscripteur.

 

 

 Un système très souple qui permet la promotion du développement social sur un continent où le chômage est endémique.

Autre chiffre qui retient l´attention : les micro-entreprises sont gérées à 70 % par les femmes (le cas de l´Equateur vaut pour toute l´Amérique latine). Les hommes doivent le plus souvent migrer pour trouver un emploi, de ce fait, les femmes doivent trouver un complément de revenu pour assumer les dépenses du foyer. ( Seront évoqués dans le reportage les cas de Luz Maria Minga, commerçante de "sucreries", et Irma Tapia, commerçante de fruits - photos ci-jointes).

 
 

 L´idée du micro-crédit est né dans les années 70 au Bangladesh. Sous l´impulsion des O.N.G et des coopératives, il fait son apparition en Amérique latine dans les années 80, puis donne naissance aux premières institutions de microfinances dans les années 90.

La fondation "FACES" est l´une d´entre elles. La "Fundación de Apoyo Comunitario y Social del Ecuador" qui existe depuis 17 ans, reçoit des aides de l´Union Europenne et d´O.N.G . Son directeur, Luis Palacio, est un véritable humaniste. Pour preuve la maxime encadrée sur l´un des mur de la fondation et qui reflète bien l´esprit du bonhomme et de "FACES"   (sortez les dicos) :

 
 

 

 

 Los grandes proyectos los sueñan los locos geniales,

Los ejecutan los luchadores tenaces

Los disfrutan los felices mortales

Y los critican los eternos inutiles cronicos.

 Bon, la phrase de Bolivar ci-contre c´était pour mettre une photo.

  



Publié à 17:33, le 10/11/2009, Loja
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